Stradele Brailei

 

Resume

                                

      

Brăila  est le coeur vivant du Danube et de Bărăgan, ce qui lui confère, tout d’abord, une présence spécifique parmi les villes du pays.
Ici, sur la rive gauche du Danube, sur un promontoire de la plaine de Bărăgan, les gens de jadis ont découvert le poisson du marais, la possibilité d’élever du bétail et de cultiver des grains sur les plaines fertiles d’alentours. Il ont bâti, plus tard, une charpante prospère de poisson et de céréales, une vraie porte/route vers le monde de la Valachie.
Pendant son histoire tourmentée, Brăila a connu, hormis de nombreuses guerres, des sièges et conquêtes, six incendies et, pendant presque trois siècles, le joug de la domination ottomane, lorsque la ville est devenue citadelle turque.
Sur la place de la vieille citadelle on a construit une ville moderne, conformément au plan élaboré par l’administrateur du département, Ioan Slătineanu et par les ingénieurs Berroczyn et Blarenberg. Les rues, suivant les vieux murs de la citadelle, ont été ordonnées , comme avec la règle et le compas, d’une manière radiale et concentrique vers la rive du Danube, en se succédant les unes après les autres.
Épris de sa ville, Panait Istrati consignait, avec la précision et la fidélité d’un chroniqueur, ce plan unique et sentimental: ,, C’est  un évantail presque entièrement déployé. À partir de la caserne (dont la mémoire est gardée seulement par la rue avec le même nom –n.n.), qui forme son centre , huit rues et deux boulevards forment autant de bras qui lui enlacent la taille et la montrent au Danube comme une offrande séduisante mais, sans que la belle ne soit en rien gênée, quatre avenues brisent l’élan de ces dix bras,  les traversant exactement comme la monture de l' évantail”. (Neranţula)
Le vieux proverbe ,, Même l’aveugle a trouvé Brăila “ a fixé pour l’éternité le renom de la ville qui a polarisé , pendant des siècles, l’activité commerciale de la Valachie , en contribuant définitivement à l’édification de la Roumanie moderne.
Après la guerre d’indépendance , Brăila a connu un développement économique bien prospère. L’exportation de céréales atteint le point maximal, tout comme l’excédent de l’exportation sur l’importation. En 1888, l’excédent était de 37000000 lei d’or, pendant qu’en 1911 de 105000000 lei d’or. En 1890 il arrivait à Brăila 6595 vaisseaux et il partait 6599, ce qui, suivant la période de gel, montre qu’environ 43 navires entraient et sortaient du port chaque jour. À la fin du siècle il existait six agences étrangères et, à partir de 1890, une institution roumaine a même commencé à exister: La Navigation Fluviale Roumaine.
On a dédié à Brăila d’antan et d’aujoud’hui de nombreux ouvrages et on lui en dédiera d’autres certainement.

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